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Comment écrire la ville - Pourquoi

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L'ordre de la Ville versus le désordre de la nature ??

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Pour quoi ce désordre, ce fouillis négligé ?? Un tel site est-il intelligible ??

Fait d'images disparates, de juxtapositions, de raccourcis ou d'allusif, il semble n'avoir pas été fini.

Mal terminé, quelle négligence dissimule-t-il au reste, fort mal ?

 

Il semble devoir s'agir de la Ville. La thématique, ainsi présentée, semble ouvrir des perspectives infinies, difficiles à retracer.

 

Pourquoi d'ailleurs vouloir recadrer ce qui ne sera jamais cadré ??

 

Au physique, parlant de la Ville, elle est elle-même un fouillis, un désordre réordonné chaque nouveau jour vaille que vaille (le ramassage des ordures ménagères...).

 

Un déséquilibre permanent qui se rajuste à mesure de la marche des temps.

Désordre du tracé de ses ruelles tournicotantes, à angles obtus, en impasses.

 

Désordre de ses pentes, de ses plans inclinés, qui rappellent à Montpellier les trois collines sur lesquelles, elle, la Ville, s'est étendue peu à peu.

 

Désordre encore de ses boulevards dont la droite rectiligne (pratique pour tirer au canon sur la populace révoltée) paraît vouloir conjurer les multiples et diverses scènes qui vont de jour en jour se dérouler en ses surfaces monotones, sous l'alignement des hauts Platanes, soigneusement taillés, savamment élagués, majestueux, qui en seront les témoins toujours attentifs.

 

Bien forcés, personne ne leur a demandé leur avis de Platane. La Ville force ici la nature, elle la contraint ou l'élimine toute. Elle la dévore, tel le Léviathan fait de ses rejetons.

 

Leurs congénères Acer platanensis  (le Platane est un Erable), que l'on imagine plus heureux au grand air, ombragent les routes, mais eux, les arbres citadins par excellence sous nos tropiques, ils en sont réduits à survivre en ville, à orner ce féroce et menaçant boulevard, où la paix ne règne jamais tout à fait.

 

Sa nature, celle de la Ville, en quoi consiste-t-elle ??

 

Est-elle un projet qui se continue sans cesse, comme l'est aussi la République qui a besoin de s'y incarner par ses monuments emblématiques dispersés au fil de ses places principales ??

 

Jardins publics, fontaines, sculptures, bassins... s'égrènent d'angle en angle, de pas en pas cheminant.

 

La Ville apparaît ainsi comme en mouvement, alors que c'est nous qui nous y agitons.

Ou bien y trouverons-nous quelque repos, pour une halte, une pause, le temps de respirer un peu reprendre notre souffle ?

 

On peut entrevoir ici encore combien nous en faisons partie, combien elle est aussi en nous, comme une sorte d'exo-squelette, de carapace.

Ainsi d'une voiture, d'une auto. Carapace de sa carrosserie, qui est autour de nous comme une coque étrange.

 

Si familière, nous ne la voyons plus que sous ses supposés bons côtés.

Nos cheveux ne seront au vent que dans les décapotables ou bien sur les motos où ils seront cependant confinés, aplatis dans le casque intégral hermétique.

 

La Ville a un goût, parfois amer, parfois rayonnant de bonheur ou de joie.

 

Les deux, négatif et positif sont en elle entremêlés, indistincts, brouillés en nos esprits fatigués.

L'ordinaire de son être s'exprime toutefois, cela, par des regards obliques, furtifs, ou des clignements des yeux quasi imperceptibles.

 

Le bref éclair d'un fugitif retour de conscience.

 

Donc, pour en revenir à l'ordre d'un plan de rédaction supposé souhaitable ici, pour un texte ayant pour ambition de traiter de la ville, je gage que quelques-uns de nos nobles lecteurs en auront toutefois saisi tout de suite l'intention, la visée si évidente.

 

D'abord, l'ordre ne saurait appartenir à l'auteur solitaire.

 

Il résulte d'un certain croisement des regards entre le lecteur et l'auteur, dont son lecteur dispose en tant que lecteur souverain, qu'il place à son service.

 

Certains lecteurs sont ainsi un peu tyrans...

 

Deuxio, l'ordre reste une notion un peu utopique, dont chacun se persuade ou se félicite d'en avoir la représentation la plus juste. Bref, à qui appartient le concept le plus légitime ??

 

Il s'agit que son écriture, notre écriture prochaine puisse s'aventurer à suivre désormais au plus près les désordres même de la Ville, et ses ordres aussi, pour mettre en mots, sinon déjà en actes, tout ce qui en elle nous demeure caché, calfeutré, oblitéré tellement nous restons pris, serrés au piège de l'étau irrépressible des fanatiques schémas de nos convenances à son endroit.

 

Cette analyse si c'en est une se déroulera dans un fouillis de juxtapositions, comme de juste.

De rapprochements féconds. Lieux, personnages, scènes et scénographies... Unité de temps, unité d'action... Opposés et paradoxes... Jour et Nuit. Fêtes et accidents graves...

 

Nous parions que la ville se prête assez à ce genre d'écriture.

Aux limites de l'erratique, ou, pour qui en sera capable, hors limite... un rêve prémonitoire, une vision baudelairienne, une obsession maniaque, à la manière d'Antonin Artaud.

 

Ou encore, une sorte d'approche à la manière des fameux Dadaïstes qui vont y trouver sans doute l'une de leurs descendances. Brouillage de plus...

 

Que dire d'elle en effet, la Ville, si ce troublant sacré, cette obscure dévotion (le chez nous, l'identité prétendue... perdue), dont, vous l'aurez remarqué, personne n'a jamais parlé sous cet angle-ci. Pas plus pas moins.

 

Car si la Ville s'impose aussi fortement comme taboue, c'est qu'elle nous colle à la peau. Elle nous devient une sorte de préconscient. Si elle y parvient, à échapper à nos faibles lumières, c'est que nous en sommes le consommable. Nous passons, elle reste.

 

En tant que telle elle nous forge, nous prépare.

Nous apprenons tout petit notre rôle. Traverser dans les clous. Faire attention aux autos.

 

Ambassadeur de villes, certes, et aussi bien, forgeron de nouvelles contraintes (Jacques Dreyfus, La Ville disciplinaire).

 

L'Ordre est toujours surpassé par le désordre, et d'abord par celui qui provient de l'ordre lui-même.

 

Si l'intensité des émotions, des peurs ou des joies, en ville, se perd, par émoussement des sensibilités, des sensations, alors il ne sert plus à rien de parler de flux, d'intensité des circulations... car tout part de l'Homme et tout lui revient. En boucle, toujours recommencée et se transformant à mesure.

 

Gabriel Preiss, sociologue et anthropologue
Atelier d'Anthropologie Appliquée, 34000 Montpellier 
Lundi 4 novembre 2019.

 

 

 

 

Jakarta

Jakarta

 

 


Date de création : 04/11/2019 @ 13:46
Dernière modification : 05/11/2019 @ 15:52
Catégorie : Comment écrire la ville


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